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retour au port avec avis de tempête

LA RÉDACTION, LE 16 FÉVRIER 2006
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Alors que le Conseil d'Etat venait juste de décider la suspension du transfert du porte-avions vers l'Inde, et sans attendre l’avis de nouveaux experts réclamé par la Cour Suprême indienne, le Président a pris le dossier du « Clemenceau » en main en ordonnant son rapatriement, officialisant du coup son statut d’« affaire d’Etat ». Canotant derrière le navire « présidentiel », la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a annoncé que le navire faisait demi-tour vers Brest (Finistère) et se préparait à un voyage de trois mois via le cap de Bonne-Espérance, l’épisode égyptien du Canal de Suez ayant coûté très cher. La croisière amiantée devrait tout de même coûter « un million d’euros » à l’Etat, les frais de remorquage restant à la charge de Ship Decommissioning industries (SDI), la société chargée du transfert du navire. Quittant les eaux troubles diplomatiques indo-françaises, le porte-avions s’aventure dorénavant dans des courants juridiques tumultueux déjà bien remués par les associations de défense de l’environnement. Michèle Alliot-Marie a en effet demandé le 14 février au procureur de Marseille d'ordonner une enquête sur des «présomptions d'irrégularités» à propos de la disparition de 30 tonnes d’amiante et d'équipements de bord lors du traitement qu’avait débuté la société Technopure en octobre 2004 avant d’être écartée. Le gouvernement a aussi décidé de faire appel à un nouveau bureau d'expertise pour dresser «l'inventaire de tous les matériaux dangereux» présents sur l'épave. Toujours sur le front de la justice, le tribunal administratif doit encore se prononcer sur le fond dans un délai de six mois, et trancher ainsi sur la légalité du transfert entrepris il y a un mois et demi. Neuf ans après sa mise hors service, le « Clem » est-il toujours un navire de guerre, comme le dit le ministère de la Défense ou plutôt un déchet, comme le pense Yann Aguila, le commissaire du gouvernement ?Les petits gars de la Marine qui font des ronds dans l’eau devront aussi compter avec le phénomène NIMBY (not in my backyard, « pas dans mon jardin ») que le maire socialiste de la cité brestoise François Cuillandre n’a pas attendu d’évoquer en s’opposant au rapatriement du « Clemenceau » vers son port. Le capitaine de la ville de Brest a en effet déclaré qu’ « aucune entreprise [n’était] capable d'effectuer ce lourd travail » de désamiantage. « C'est un navire qui doit être déconstruit mais dans des conditions de sécurité totales », poursuit-il, « ce qui n'est pas le cas aujourd'hui compte tenu de l'amiante qu'il y a encore dans ses structures. Nous savons dans tous les ports, y compris à Brest, ce que l'amiante a coûté aux travailleurs de la Navale ». Tonnerre de Brest ! Le ciel est loin de s’éclaircir au-dessus de ce porte-avions transformé en mine flottante par et pour le gouvernement.FT & MP.Cliquez ici pour écrire à la rédaction d'Environnement-online.


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