Jusqu’à présent, les industriels n’avaient pas d’autre choix que d’envoyer en stockage, après stabilisation, ce déchet carboné hautement toxique contenant des fluorures et des cyanures. Alcan a annoncé il y a quelques semaines qu'il serait en mesure de le recycler à partir de 2008, en le transformant en divers composés valorisables en industrie. Une première usine de traitement verra en effet le jour au Québec pour traiter 80 000 t/an, provenant de ses usines mais aussi d’autres producteurs québécois. L’usine mettra en oeuvre le procédé LCLL (Low Caustic Leaching and Liming) qui, comme son nom l’indique, consiste à extraire par lixiviation à la soude caustique basse concentration et à la chaux les composés dangereux.Développé par le centre de recherche Alcan à Arvida, ce procédé délivre trois fractions principales : un résidu carboné inerte, des fluorures de calcium et une liqueur caustique. Alcan travaille à affiner les débouchés possibles de ces sous-produits, en particulier l’utilisation des composés carbonés en cimenteries et celle de la liqueur caustique pour le nettoyage en interne de ses équipements.Cécile Clicquot de MentqueContact : Renée Larouche, renee.larouche@alcan.com
Cliquez ici pour découvrir et vous abonner à La Lettre de l’environnement.Cliquez ici pour écrire à la rédaction de La Lettre de l’environnement.