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L'eldorado des énergies renouvelables

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2006
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Ils embauchent ! Les secteurs de l'éolien, du solaire et de la biomasse connaissent une croissance forte et doivent recruter pour répondre à la demande. Certains travaillent dans les énergies renouvelables par conviction, d'autres y arrivent au hasard des recrutements, mais acquièrent vite la fibre verte. L'éolien englobe toute une palette de métiers, depuis le prospecteur de sites chargé de repérer les endroits les plus prometteurs jusqu'à l'exploitant, en passant par le financier, le directeur de travaux, etc. Le développeur de projets, généralement un ingénieur généraliste, fait le lien entre les spécialistes. « Mon métier est de recenser tous les problèmes pouvant se poser, et de faire appel aux compétences internes ou externes pour les résoudre. Je suis également l'intervenant privilégié vis-à-vis de l'extérieur : monter des réunions publiques, rencontrer les riverains et les associations, m'assurer que les gens ne découvrent pas le projet au moment où il arrive », décrit Arnaud Grand, chef de projet chez Eole-Res. Les compétences sont aussi variées que les métiers. Juristes et spécialistes du foncier sont chargés d'obtenir le permis d'installation des éoliennes, ainsi que de la veille juridique sur une législation qui varie constamment. Les écologues (botanistes, naturalistes) mènent l'étude d'impact sur le paysage, la faune, la flore et les hommes. Les ingénieurs des bureaux d'études répondent aux questions techniques, tandis que les spécialistes en ingénierie traduisent les préconisations du bureau d'études sur le terrain : choix du modèle d'éolienne, raccordement au réseau, travaux de génie civil, etc. Le solaire est aussi en pleine croissance, notamment grâce au crédit d'impôt accordé au solaire thermique et à l'augmentation du tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque. « Nous sommes en phase de recrutement, il y a de beaux projets qui se montent, et je n'ai pas assez de temps pour répondre à toutes les sollicitations », s'enthousiasme Mathieu Martin, chargé d'affaires commercial chez Total Energie, qui estime que le marché restera porteur encore plusieurs années. Les équipements solaires individuels sont généralement installés par des plombiers généralistes ; le photovoltaïque est vendu en kit et installé par un réseau d'installateurs agréés. Les bureaux d'études spécialisés se réservent les projets collectifs, nécessitant du sur-mesure. Ils répondent aux appels d'offres, conçoivent l'installation et coordonnent le chantier au milieu des autres professionnels du BTP. La sécurité est un aspect crucial, aussi bien pour le travail en hauteur que pour le risque électrique (lire aussi p. 80). Titulaires d'un bac pro, techniciens en électrotechnique et ingénieurs généralistes forment le gros des troupes. Des cursus spécialisés en énergies renouvelables ont vu le jour, leurs premières promotions sont sorties récemment (lire aussi p. 107). « Ces formations sont très recherchées, car elles traitent de tous les aspects du solaire : l'ensoleillement, le contexte énergétique, le raccordement au réseau ou non, etc. », indique Thierry Barué, ingénieur au bureau d'études d'Apex BP Solar et diplômé du mastère sur les énergies renouvelables de l'École des mines de Sophia-Antipolis. Le bois n'est pas en reste. « Nous répertorions les bâtiments susceptibles d'accueillir une chaufferie au bois, en examinant les consommations, l'âge des chaudières, le type d'énergie, les échéances du contrat, décrit Sandrine Banville, directrice de programmation chez Biomasse Normandie. Puis nous menons les études techniques pour la chaufferie, chiffrons le projet, déterminons les montages juridiques possibles et, enfin, nous indiquons au maître d'ouvrage si le projet est possible et quelle économie il peut en tirer. » Là encore, c'est un métier très technique, employant surtout des ingénieurs thermiciens, qui se forment sur le tas au montage de projets et collaborent avec des bureaux d'études pour l'aspect juridique. D'autres métiers moins qualifiés sont créés, notamment dans les structures d'approvisionnement, qui récupèrent, conditionnent et vendent de quoi alimenter les chaudières. Et qui doivent aujourd'hui rechercher des sources plus variées que les classiques déchets de bois. C'est la rançon du succès.


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