Le Grand Lyon dépouille actuellement les réponses à son troisième appel d'offres pour la collecte des déchets ménagers et la collecte sélective sur une partie de l'agglomération. Une première consultation, lancée en décembre 2006, avait été annulée en février 2007, pour vice de publicité. Lancé en avril, le nouvel appel d'offres a été annulé, lui aussi, en juin, par le tribunal administratif de Lyon à la suite d'un référé précontractuel déposé par Sita Mos, titulaire du marché (avec Nicollin) depuis 2000. « Nous avions repéré sept irrégularités de forme », explique Laure Pouzergue, responsable de la communication de Sita Mos, mais aussi un problème de fond : « Lors du premier appel d'offres, nous étions moins chers que les estimations du Grand Lyon, mais aussi qu'Onyx et le groupement ISS-Serned. Or, bizarrement, au second, ces entreprises étaient retenues avec un prix encore inférieur ! » Un troisième appel d'offres a donc été lancé en juillet. La collectivité revendique pourtant une réelle mise en concurrence : « À la demande de la préfecture et de la Direction départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, le découpage géographique des lots a été modifié dès le départ, pour ne pas avantager les sortants », témoigne Bruno Coudret, directeur de la propreté. À Lyon, Sita Mos vit des temps difficiles : ses employés, inquiets de voir le feuilleton rebondir, se sont mis en grève. « À leur demande, j'ai reçu les organisations syndicales, affirme Bruno Coudret, et je les ai rassurées quant à l'application de la convention collective qui prévoit la reprise du personnel par le lauréat. » La filiale de Suez se console à Saint-Étienne, où elle a remporté en mai le marché de la collecte : 10 Me sur cinq ans.