L'agglomération rennaise avait déjà une petite longueur d'avance en matière de compostage individuel, avec un taux d'équipement des foyers avec jardin de 15 %. Forte d'une expérimentation de dix-huit mois, elle persiste et signe en lançant à grande échelle le compostage collectif, avec le soutien de la Fédération des administrateurs de biens bretons. La convention qui les lie prévoit la mise en place d'une cinquantaine de composteurs par an dans les immeubles en copropriété. La collectivité finance composteurs et bioseaux, mais confie à un prestataire extérieur l'organisation des réunions d'information, l'installation et le suivi de l'équipement. Chaque composteur est placé sous la responsabilité de maîtres composteurs, habitants volontaires ou gardiens d'immeubles, qui bénéficient d'une demi-journée de formation. Le compost produit est utilisé sur place pour les plantes en pots des particuliers et les espaces verts collectifs. « L'intérêt est pédagogique d'abord, puis économique dans l'objectif de réduire les déchets, et enfin social en suscitant des rencontres plus agréables que dans le local poubelles », reconnaît Jean-Louis Merrien, vice-président de Rennes Métropole. Dans cette même logique de prévention, l'agglomération subventionne aussi à 50 % l'achat de broyeurs et de tondeuses à effet mulch par les collectivités et les associations pour limiter les apports de déchets verts en déchèteries. Elle vient aussi de publier un guide de la réparation, du réemploi et de la réutilisation, bientôt disponible en ligne.