L'offre en techniques routières environnementales se multipliant (matières végétales, énergie, recyclage...),
il devient difficile de faire
le bon choix et d'évaluer précisément le gain environnemental d'un chantier. C'est la raison pour laquelle les professionnels développent des outils de comparaison des solutions techniques pour un chantier donné et à qualité technique égale. Colas diffuse ainsi auprès de ses agents un écologiciel, mais c'est Eurovia qui semble être le plus en avance avec son outil baptisé Gaia. Il est opérationnel depuis le mois de mai et une centaine d'utilisateurs ont déjà été formés en agences. L'idée est de répondre avec des données chiffrées aux appels d'offres mentionnant précisément ce critère, mais aussi de proposer des écovariantes pour sensibiliser les maîtres d'oeuvre. Et pour cela, Gaia n'oublie rien : il prend en compte les techniques (enrobage à chaud, tiède, à froid...), le liant, la matière première (notamment les matières premières secondaires externes ou recyclées sur place), le transport (distance et poids des camions), la taille et le type de centrales utilisées, l'énergie servant à produire la matière première et, sur place, pour la mise en oeuvre, etc. Toutes les données de base sont transparentes, nombre d'entre elles étant déjà reconnues par la profession. In fine, Gaia produit un rapport, sorte d'écoprofil de la solution choisie, analysant 16 critères (ressources, impacts sur l'eau, sur l'air, acidification du milieu, énergie-CO2, déchets solides, etc.). En fonction des priorités locales, on peut ainsi juger de la solution y répondant le mieux.