Depuis janvier, Chimirec propose aux ateliers d'entretien pour motos, scooters ou quads une solution simple pour éliminer leurs déchets. Le groupe de traitement des déchets industriels dangereux s'attaque ici à un marché très dispersé de 5 000 points de vente, en général petits et aux faibles capacités de stockage. L'idée est de les inciter à faire traiter dans une filière adéquate leurs déchets (filtres à huile, batteries, liquides de refroidissement, aérosols vides, etc.) en payant un forfait à la carte. Le « pack moto » s'entend donc « tout compris », et inclut les contenants de stockage pour chacune des catégories de déchets en y associant une fréquence de ramassage. « Nous avons étudié les besoins d'un panel de motocistes pour proposer cinq formules, allant de 30 à 100 euros par mois », précise Stéphane Debicki, responsable national de l'activité déchets d'ateliers. Chimirec compte sur quelques poissons pilotes pour sensibiliser le milieu. En plus d'une communication forte sur le Mondial du deux-roues (le prochain se tiendra en octobre 2009 à Paris), le groupe s'appuie déjà sur des importateurs majeurs qui ont référencé le service pour leur réseau. Reste à convaincre les indépendants, tâche à laquelle s'attellent les 35 commerciaux auto-moto de Chimirec. Les moyens humains sont donc là, à l'image des moyens de traitement. Le nouveau site de régénération des liquides de refroidissement usagés (LRU), inauguré il y a un an, peut largement absorber ces nouveaux volumes, tout comme l'unité de traitement des filtres à huile qui existe depuis dix ans. Pour les batteries et aérosols, Chimirec assurera la collecte avant de réorienter ces déchets vers les filières existantes.