Le Syndicat mixte de la vallée de l'Oise (SMVO), qui gère depuis 1996 le transport et le traitement des ordures ménagères de ses 265 communes adhérentes, s'est lancé dans un vaste programme de modernisation de ses équipements. Le programme Verdi (Valorisation et recyclage des déchets en intercommunalité) a commencé en 2002 par la construction, à Villers-Saint-Paul, d'un centre de tri des journaux et des magazines et d'une usine de valorisation énergétique. En parallèle, le syndicat a mis en place, entre 2004 et 2006, un réseau de sept plates-formes ferroviaires consacrées au transport des déchets jusqu'à Villers-Saint-Paul. Enfin, depuis 1998, 20 déchèteries se sont implantées sur le territoire pour accueillir déchets dangereux, végétaux et encombrants. Ce réseau s'achèvera fin 2009 par la construction de trois installations supplémentaires.
Un bilan des flux transitant dans les installations fait apparaître que les déchets contenus dans les bennes d'encombrants incinérables (10 500 tonnes sur les 58 000 collectées en déchèteries en 2006) sont, pour moitié, composés de bois. Pour optimiser la capacité de la filière de valorisation énergétique et anticiper l'augmentation des tonnages des ordures ménagères, le SMVO a donc décidé la mise en place d'une filière de tri et de valorisation du bois. Chaque déchèterie est équipée, depuis novembre 2007, d'une benne de 30 m3 destinée à la collecte en mélange du bois (vieux meubles, planches, souches d'arbres...) et les agents sont actuellement formés au tri sur site.
Rationaliser
les filières
Afin de couvrir la totalité du territoire tout en limitant le transport, le traitement a été confié à trois entreprises sélectionnées sur appel d'offres. La société Ecobois assure ainsi la prise en charge du secteur Nord à Noyon (2 300 t), Sita a été retenu via son site d'Ermenonville (1 500 t) et Veolia Propreté à Nogent-sur-Oise (2 300 t). Stocké et trié sur ces plates-formes, le bois sera ensuite dirigé selon sa qualité vers différentes filières de valorisation.
Pour les classes A (déchets d'emballages, cagettes, palettes...) et B (bois de démolition et d'ameublement) : valorisation énergétique sous forme de combustibles pour les chaudières collectives et industrielles, valorisation matière en panneaux de particules ou valorisation agronomique. Pour la classe C (bois traité en profondeur) : transfert vers des centres de stockage de déchets dangereux. « Sur le gisement annuel évalué à 6 100 t/ an de bois, la majorité est de bonne qualité (A et B) et devrait partir en valorisation matière (95 % des tonnages sur les premiers mois), estime Nolwenn Touboulic, directrice adjointe du SMVO. En outre, la nouvelle répartition géographique va diminuer de 40 % les distances parcourues et le coût de transport associé ; et sur le traitement, les économies pourraient atteindre 50 % du coût précédent. Nous opérons ainsi une vraie rationalisation des filières. » Après la collecte des déchets électriques et électroniques en fin de vie lancée sur ses déchèteries en avril 2007 et qui atteint aujourd'hui 2,5 kg par an et par habitant, le SMVO boucle donc avec le bois le dernier maillon de son programme Verdi.