L’étude quantitative montre une stagnation de la production de déchets ménagers et assimilés entre 2005 et 2006 (+ 0,6 %), l’augmentation des déchets recyclables (notamment les papiers-cartons) compensant presque la diminution des déchets résiduels (- 0,7 %). En termes de filières de traitement, l’incinération (55 %) perd un peu de terrain par rapport au recyclage et à l’enfouissement, notamment à cause de l’arrêt de l’usine d’Issy-les-Moulineaux qui avait précédé la construction d’Isséane.
En termes de financement, la taxe se taille la part du lion dans la palette d’outils utilisés : 96 % des communes franciliennes l’appliquent. Son produit s’élevait à 1,1 milliard d’euros en 2006, montant qui a cru de 36 % depuis 2000. « Cela représente 100 euros par Francilien, contre 85 euros en moyenne nationale », compare Eric Chevaillier, président de l’Ordif, qui va maintenant s’atteler à un travail de taille en tant que conseiller régional : finaliser le plan régional d’élimination des déchets ménagers et assimilés.
Guillaume Maincent, Environnement MagazineLe site de l'Ordif