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Des bananes au régime propre

LA RÉDACTION, LE 1er MARS 2009
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D'ici à la fin de 2013, nous devons réduire encore de 50 % l'usage des pesticides », a déclaré Éric de Lucy, président de l'Union des groupements des producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique (UGPBAN), lors de la signature du Plan banane durable (2008-2013). Le 5 décembre dernier, en concluant ce plan avec Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, les producteurs ont affiché leur volonté de poursuivre leurs efforts. Ce plan est financé par le Cirad, les producteurs eux-mêmes, l'Union européenne, l'État, les collectivités de Guadeloupe et de Martinique et l'Ademe, à hauteur de 20 millions d'euros. Le cahier des charges Banagap définit les pratiques plus respectueuses de l'environnement, appliquées dès cette année par tous les planteurs. Pour utiliser moins d'herbicides, ils laisseront le sol se couvrir de plantes qui apportent des éléments nutritifs au bananier et empêchent l'enherbement. L'UGPBAN mise par ailleurs sur les biopesticides. Confiant, Sébastien Zanoletti, directeur innovation et développement durable de l'UGPBAN précise que « les premiers tests avec des levures utilisées comme fongicide donnent de bons résultats ». Entre 1996 et 2006, l'usage de pesticides a déjà baissé de 60 %, « principalement grâce aux vitro-plants », précise Sébastien Zanoletti. Ces plants sains, exempts de nématodes - des parasites du bananier - renouvellent la plantation à hauteur de 20 % chaque année. Dans le même temps, une surface égale est mise en jachère. Cette technique permet d'utiliser moins de nématicides. Et pour lutter contre le charançon, les pièges à phéromones sont venus remplacer le chlordécone. Reste la cercosporiose jaune, cette maladie du bananier qui nécessite actuellement l'épandage aérien d'huile fongicide. Planteurs et chercheurs craignent que sa forme la plus agressive, la cercosporiose noire, n'atteigne bientôt les côtes de Guadeloupe et de Martinique. « L'alternative serait une variété de banane résistante », explique François Côte, chercheur au Cirad. Des variétés hybrides sont testées sur sites et leur viabilité économique est à l'étude. D'autre part, la filière prend en charge ses déchets. En Guadeloupe, depuis le début de 2008, les effluents phytosanitaires issus du traitement post-récolte des fruits en stations de conditionnement, sont traités. Les boues déshydratées partent en métropole pour être éliminées dans une filière spécialisée. Les gaines plastiques, qui protègent les régimes de bananes sur pied, sont collectées puis recyclées, sur place en Guadeloupe et en métropole pour la Martinique. Des gaines en fécule de pommes de terre vont bientôt les remplacer. Marcus Hery, responsable développement durable et qualité du groupement Les producteurs de Guadeloupe, évalue le gisement plastique de l'île en 2008, à 180 tonnes. Une analyse du cycle de vie de la filière a été lancée. Une autre est déjà programmée pour 2013.


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