Le climat social se tend un peu davantage chez UPM Stracel à Strasbourg. Depuis plusieurs semaines, les 250 salariés de la papeterie font se succéder grèves et débrayages, afin d'en savoir plus sur l'avancée du dossier de reprise par le tandem germano-belge Klin-gele – VPK. Les deux groupes comptent convertir l'usine du magazine vers le papier pour carton d'emballage à partir de matière recyclée, en réembauchant 130 personnes. Outre des revendications sur les mesures sociales d'accompagnement, le personnel reproche à sa direction finlandaise d'entretenir le flou sur le projet de cession. Celui-ci devrait se concrétiser l'an prochain et se traduire par le recours à 300 000 tonnes annuelles de vieux papiers.
Bonne nouvelle par contre pour le site strasbourgeois : son projet de bioraffinerie, qu'UPM continuera à porter, a été présélectionné par la Commission européenne qui pourrait ainsi cofinancer l'investissement de 400 millions d'euros pour la production de 100 000 tonnes/an de biocarburants à partir d'1 million de tonnes de déchets bois (rémanents forestiers). Bruxelles doit rendre sa décision définitive d'ici à la fin de l'année.