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Valoriser ses mâchefers

LA RÉDACTION, LE 30 OCTOBRE 2012
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Axelera, le pôle de compétitivité chimie et environnement Rhône-Alpes a placé les mâchefers d'incinération de déchets non dangereux au cœur d'une journée de réflexion. « En Rhône-Alpes, la situation est particulièrement tendue », a souligné Roger Paris au nom du COVADE qui regroupe quatre EPCI : Grand Lyon, Organom (Ain), Sytrai-val (Beaujolais-Dombes) et Sitom Nord Isère, soit plus de 2 millions d'habitants. « Depuis 2007, la valorisation est en forte baisse. On est passé de plusieurs dizaines de pour-cent utilisés en technique routière à un petit 10 % en 2011 ». Le temps de la substitution de la circulaire de 1994 a provoqué un arrêt de la demande en vertu du principe de précaution. En outre, les mâchefers rhônalpins souffrent d'une rude concurrence avec d'autres matériaux car « il existe ici des gisements facilement accessibles de graves naturelles ou recyclées », a rappelé le porte-parole du COVADE. Quand on ajoute au portrait du territoire « des associations anti-incinération très actives, la grande prudence des élus locaux, les limites d'utilisation imposées par la nouvelle réglementation », on aboutit à des conséquences lourdes pour les collectivités qui se voient « contraintes de mettre leurs mâchefers en centre de stockage, avec un coût de traitement 3 à 4 fois plus élevés, une politique qui conduit à terme à la saturation des dites installations ». Patrick Andraud pour la société Perrier TP et Guy Moulin de Moulin TP sont venus dire tout le bien-fondé de la valorisation des mâchefers en technique routière qu'ils pratiquent depuis de nombreuses années. Chacun a réaffirmé que « lorsque les différentes opérations (maturation, élaboration…) sont effectuées dans les règles de l'art alors ce type de valorisation ne pose aucun problème technique et environnemental. Pas de révolution Pour le ministère de l'Environnement, Patrick Vaillant a fait le point sur les changements réglementaires et confirmé la sortie prochaine du très attendu guide d'application dédié à «l'acceptabilité de matériaux alternatifs en technique routière ». La nouvelle réglementation apporte quelques changements en matière de seuils tolérés et de contrôles mais « en terme de limitation d'usage, il n'y a pas de révolution » a-t-il insisté. Pour Olivier Troesch de Novergie avec les nouveaux seuils « on risque dans un premier temps d'avoir un pourcentage de mâchefers non valorisables plus important qu'avant, de l'ordre de 10 % à 30 % » selon lui. D'autres interventions ont porté sur la nécessité de développer de nouvelles voies possibles de valorisation en particulier dans le génie civil, mais dans ces domaines, toujours non couverts par la nouvelle réglementation, le chantier est vaste et « tout reste encore à écrire ».


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