Cette infraction peut coûter jusqu’à 7500 euros par pneu. Le montant, souligne un brin ironique Aliapur, est à rapprocher de la contribution de 1,35 euro pour un pneu d’automobile. Le ministère de l’Ecologie a décidé de passer à l’offensive et a adressé un courrier à une centaine de professionnels identifiés comme contrevenant à la loi. Il leur laisse 20 mois pour se mettre en règle et contribuer à l’un des organismes collectifs. Les volumes concernés sont importants puisque chaque année ce sont entre 20 000 et 30 000 unités qui échappent à cette obligation (ordonnance 2010-1759 du 17 décembre 2010). « Nous sommes tout à fait convaincus que c’est ainsi que nous pourrons éviter de nouvelles crises de la collecte, assure Eric Fabiew, directeur général d’Aliapur. Le respect de la réglementation par tous est le point de départ du bon accomplissement de notre mission et, par conséquent, du maintien des emplois chez nos prestataires et de la mise en valeur du pneu usagé comme excellent produit de substitution. »RR