L'année 2013 sera celle de la mise en place de la filière de collecte et de traitement des déchets dangereux spécifiques des ménages, à la charge des metteurs en marché. Le candidat à l'agrément, EcoDDS, compte désormais quarante-huit actionnaires (metteurs en marché et producteurs). S'il est agréé, l'éco-organisme financera la collecte et les actions de communication des collectivités dès l'an prochain. Il passera également ses appels d'offres afin de prendre en charge opérationnellement ces déchets à partir du 1er janvier 2014. Premier défi : trouver le moyen de collecter uniquement les déchets des ménages, alors que de nombreuses collectivités ouvrent les portes de leurs déchèteries aux artisans. Selon une étude menée par Initiative Gededim sur plus de 2 000 installations, 47 500 tonnes de déchets dangereux y sont apportées chaque année. Et, selon l'étude Bipe menée en 2009, 36 % sont déposés par les ménages. Deuxième défi : trouver la bonne formule de calcul des contributions, producteurs et distributeurs vendant les mêmes produits aux particuliers et aux professionnels. Troisième défi : les passerelles avec les autres éco-organismes. Ainsi, sur un pot de peinture, l'écocon-tribution concernant le pot ne sera plus versée à Eco-Emballages, mais à EcoDDS. En revanche, la contribution pour film de suremballage sera versée à Eco-Emballages. Et ce n'est qu'un avant-goût : « Nous avons compté 166 obligations à remplir, tout ne sera pas calé au 1er janvier », avertit Pierre-Olivier Charlemagne, directeur général d'EcoDDS.