Un vélo à hydrogène ? « Une voi ture aurait coûté trop cher », ex plique Carole Barrau, chef du service R & D de Trifyl. Mais pourquoi l'hydrogène ? En fait, le département du Tarn abrite de nombreuses compétences liées à cette molécule : l'École des mines d'Albi-Carmaux, la société Albhyon, l'association Phyrénées, le syndicat départemental de trai tement des déchets, Trifyl. Le tout lié par la conviction de Jean-Marc Pastor, sénateur du Tarn, prési dent de Trifyl et fondateur de Phyrénées . « L'hydrogène permet de stocker les énergies intermit tentes, et il peut servir à produire de l'électricité ou, dans les trans ports, comme prolongateur d'auto nomie pour les véhicules électri ques », explique l'élu. En fait, le vélo à hydrogène est surtout un support de communication qui annonce d'autres ambitions. Le centre d'enfouissement des déchets du département est exploité en mode bioréacteur et le biogaz qui alimente des véhi cules sera bientôt transformé en hydrogène par reformage. « C'est le projet Vabhyogaz, avec la pro duction de 10 kg d'hydrogène par jour grâce à un procédé pilote, à la mi-2013. Cet hydrogène pour rait alimenter une pile à combus tible ou être livré à des industriels locaux », explique Carole Barrau. Une collaboration est aussi en cours avec l'Inra de Narbonne pour produire de l'hydrogène par voie biologique. « La dégradation des déchets produit de l'hydrogène, mais en petite quantité. Nous visons 15 % d'hydrogène dans le mélange gazeux du bioréacteur », poursuit Carole Barrau.