Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
RECYCLAGE

Un incendie qui inquiète

LA RÉDACTION, LE 24 DÉCEMBRE 2012
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Le feu est éteint, mais les esprits continuent de s'en-flammer. Fin novembre, le site de la Snam basé à Saint Quentin Fallavier (38), a été victime d'un incendie, touchant quelque vingt tonnes de piles et accumulateurs en mélange. Situé sur une zone non dangereuse, le feu n'a consumé ni piles au cadmium ni batterie de voiture électrique de type Toyota Prius, précise Frédéric Salin, directeur Marketing à la Snam. Bien que rapidement maîtrisé et soumis à des analyses de l'air, de l'eau et des sols, ne révélant aucune pollution à ce jour, le sinistre suscite encore pourtant de vives inquiétudes parmi les associations environnementales. Dans un communiqué du 13 décembre, APIE (Association Porte de l'Isère Environnement) évoque une entreprise « hors la loi » et souligne le non-respect d'un arrêté préfectoral du 10 mai 2011, imposant avec un délai de neuf mois supplémentaires, la réalisation d'un bassin de rétention des eaux d'extinction en cas d'incendie. Plainte envisagée En cours de construction, celui-ci ne sera livré qu'au printemps prochain, déplorent APIE et Frapna Isère qui souhaitent porter cette affaire devant les tribunaux. L'entreprise précise dans un communiqué que « des travaux supplémentaires ont bien été prévus en accord avec les autorités en 2011 dans le cadre d'une extension de l'activité, et les dernières validations nécessaires ont été communiquées à la Snam en novembre 2012, pour un démarrage de chantier à compter de décembre 2012, soit quelques jours après l'incendie ». Lors de l'incendie, une grande partie des eaux pluviales (intempéries ce jour-là) ont pu être collectées et pompées. Les mousses d'extinction utilisées à cette occasion n'ont transporté aucune substance toxique ou métaux lourds, après contrôle des pompiers. Pour des raisons de sécurité, l'entreprise a jusqu'à présent limité ses volumes à 1600 t/an, contre une capacité future portée à 10 000 t/an. La Snam rappelle qu'en dehors de ce sinistre survenu pour la première fois sur le site, des analyses d'air sont réalisées en continu et des campagnes de contrôles sur la qualité de l'eau sont effectuées régulièrement. Malgré un préjudice s'élevant à 600 000 euros, la société n'a pas recouru au chômage technique pour ses collaborateurs, garants selon la direction, de la sécurité du site.


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
À Rochefort-sur-Nenon, la cimenterie Eqiom valorise les déchets pour un ciment plus écoresponsable
À Rochefort-sur-Nenon, la cimenterie Eqiom valorise les déchets pour un ciment plus écoresponsable
Quand les eaux usées deviennent une matière première pour l’isolation des bâtiments
Quand les eaux usées deviennent une matière première pour l’isolation des bâtiments
Grandpuits : TotalEnergies inaugure la première unité française de recyclage chimique des plastiques
Grandpuits : TotalEnergies inaugure la première unité française de recyclage chimique des plastiques
Kolja Kuse, TechnoCarbonTechnologies : « Une solution alternative au béton »
Kolja Kuse, TechnoCarbonTechnologies : « Une solution alternative au béton »
TOUS LES ARTICLES RECYCLAGE
Les plus lus