La mobilisation des élus de la communauté d'agglomération Est-Ensemble a porté ses fruits : le projet d'usine de tri-méthanisation des déchets ménagers, portée par le Syndicat de traitement des déchets de l'agglomération parisienne ( Syctom), est revu à la baisse. L'usine accueillera finalement 200 000 tonnes par an d'ordures ménagères résiduelles (OMR), contre 320 000 tonnes dans le projet initial. Le nombre de digesteurs passe de six à quatre, dont au moins un sera alimenté par des biodéchets collectés séparément. « Le vote du Syctom répond à nos demandes », confirme Alain Monteagle, vice-président de la communauté d'agglomération Est-Ensemble en charge des déchets. L'agglomération s'est, de son côté, engagée à améliorer le tri – qui plafonne aujourd'hui à 20 kg/an/habitant (contre 31 en moyenne sur le territoire du Syctom) et à mettre en place une collecte sélective des biodéchets. Lancée en 2005, ce projet de tri mécanobiologique a suscité une levée de boucliers de riverains et d'élus, alors que le marché était déjà attribué à Urbaser. « L'enjeu est important : le bassinversant représente un quart du dépar tement de SeineSaintDenis, qui n'est, aujourd'hui, pas autonome pour la gestion de ses déchets », souligne François Dagnaud, pré sident du Syctom. Un moratoire de six mois a permis la réalisation de deux audits, dont les conclusions sont venues amender le projet, notamment en termes de sécurité et de traitement des odeurs. Reste une inconnue : le calendrier de réalisation du projet. Les élus attendent le retour de la préfecture pour savoir si les modifications nécessitent un nouveau dossier. Dans ce cas, la date de 2016 retenue pour la mise en route du centre de traitement sera repoussée.