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Première installation en France de l'alternative au TMB

LA RÉDACTION, LE 1er JANVIER 2013
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Le Symevad, syndicat de traitement des déchets dans le Pas-de-Calais, sera la première collectivité à adopter le procédé allemand MYT, distribué en France par Optima et dont la construction est confiée à Tiru. Destiné au traitement de 66 000 t/an d'ordures mé na-gères résiduelles (OMR), le procédé vise un taux de valori sation de 75 %, avec, notamment, la production de méthane et de combustible solide de récupération (CSR). Mais il ne s'agit pas d'un tri mécanobiologique (TMB) classique. « La première étape fait appel à un trommel spécial, doté de couteaux métalliques qui ouvrent les sacs et triturent les déchets », explique Michel Durand, directeur général délégué de Tiru. Le temps de séjour n'y est que de sept mi nutes en moyenne. Ce trommel est conçu pour améliorer la récupération de la fraction inférieure à 90 mm, envoyée dans le mélangeur homogénéisateur aérobie (acronyme DAMP en allemand). C'est le cœur de l'innovation du procédé : cette cuve, de dix mètres de long, est saturée en eau. Une trentaine de pales métalliques, tournant lentement, provoquent un frottement mécanique qui homogénéise la taille des déchets. De plus, au cours des trois jours nécessaires à cette étape, la fraction organique passe dans la phase aqueuse. À la sortie, une presse sépare les fractions solide et liquide. « Avec ce procédé, nous pouvons maîtriser la teneur en chlore de la fraction solide, qui va devenir un CSR, puisque tout le sel alimentaire présent dans la fraction organique se dissout », détaille Michel Durand. La fraction liquide est envoyée en méthanisation (procédé liquide), et la fraction solide est, quant à elle, séchée. Une dernière étape de tri extrait les métaux ferreux et non ferreux, le PVC et les inertes. Deux qualités de CSR sont fabriquées, d'un PCI de 13 MJ/ kg (11 300 t/an) et de 17 MJ/ kg (16 200 t/ an). La teneur en chlore est, dans les deux cas, inférieure à 0,5 %. Le méthane produit (22 000 MWh/an) sera injecté dans le réseau. Le procédé fonctionne depuis 2006 dans une régie allemande, la ZAK de Kahlenberg, qui a créé une société pour le commercialiser. La mise en service au Symevad est prévue en 2015. l


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