L'État a choisi mi-décembre la solution pour solder Stocamine en lui allouant 100 millions d'euros : la quasi-totalité des 44 000 tonnes de déchets de ce centre souterrain à Wittelsheim (Haut-Rhin) resteront enfouies à – 500 mètres dans les anciennes galeries minières où elles reposent depuis l'incendie de septembre 2002 qui a arrêté l'activité de fait. Les « déchets les plus dangereux », source éventuelle de pollution de la nappe phréatique, seront retirés pour un traitement probablement dans des mines en Allemagne. Cette catégorie concerne en premier lieu, voire exclusivement les quelque 4 700 tonnes de déchets contenant du mercure. L'État reprend l'avis majoritaire d'un comité d'expert. Il reste à trouver l'entreprise compétente pour une mise en œuvre de fin 2013… à 2019.
Les associations, élus et anciens mineurs réclament le retrait complet au nom de la protection de la population. Sur le volume total, près de 20 000 tonnes sont des déchets de classe zéro dont Stocamine devait constituer le seul site d'entreposage en France.