L'éco-organisme de collecte et de traitement du mobilier domestique et de la literie (domestique et professionnelle) usagés a ouvert le guichet des adhésions le 21 janvier. Cela ne concerne pas moins de 10 000 entreprises (fabricants, importateurs, distributeurs) de toutes tailles. Pour adhérer à la nouvelle filière qui a reçu son agrément le 26 décembre 2012, il suffit de se rendre sur le site eco-mobilier.fr et s'inscrire en quelques clics. Pour Dominique Mignon, directrice générale d'Eco-Mobilier, le train est en marche ; il faut foncer. Pas question pour autant de brûler les étapes. La montée en puissance a été étudiée pour coller à la réalité du marché. La mise en œuvre de l'éco-participation est fixée au 1er mai prochain. Les acteurs de la filière doivent dès maintenant se préparer à informer les consommateurs, adapter leur facturation et l'affichage des prix. Un premier barème a été défini pour rapporter la première année de lancement, environ 85 millions d'euros. Au regard des 26 kg/an/hab de déchets de meubles générés, la filière a estimé au final à 350 millions d'euros, la contribution destinée à financer la collecte et le traitement. L'idée est de procéder par paliers pour atteindre les objectifs fixés dans le cahier des charges : 45 % de DEA réutilisés et recyclés en 2015 et 80 % de valorisation totale pour 2017. Toutefois, la filière ne part pas de zéro. Le recyclage est estimé à 23 % (dû principalement au traitement du bois et des métaux) et la valorisation globale (incluant la valorisation énergétique) atteint 45 %. La filière va s'attaquer rapidement à la diversification des moyens de collecte (bennes mobilier dans les 4 000 déchetteries publiques, ouverture des déchetteries privées, bennes chez les grands distributeurs). En février prochain, Eco-Mobilier va également lancer un appel à projets sur les solutions de valorisation concernant quatre catégories de composants : bois, produits rembourrés, literies et plastiques. Dans deux ou trois ans, l'éco-conception entrera de plain-pied dans la filière avec la création d'une éco-modulation, suivant des critères prédéfinis. Les fabricants se préparent déjà à cette évolution. Et au-delà des frontières hexagonales, la filière DEA suscite beaucoup d'intérêt. Pour une première, Eco-Mobilier ne veut pas rater le coche.