Quatre années auront été nécessaires pour aboutir à l'adoption de la convention internationale sur le mercure sous l'égide du PNUE (Programme des Nations-Unies pour l'Environnement) le 19 janvier. La convention approuvée par 140 États devra encore être ratifiée par 50 d'entre eux avant d'être applicable. Ce métal liquide à température ambiante est très toxique lorsqu'il est inhalé ou ingéré via par exemple la consommation de poissons, eux-mêmes contaminés. La région de Minamata au Japon avait été particulièrement touchée dans les années 50 et des milliers de personnes ont été victimes de cette pollution. Les gouvernements se sont entendus sur une série de produits contenant du mercure dont la production, l'exportation et l'importation sera interdite en 2020. Le mercure se retrouve communément dans de nombreuses applications comme les thermomètres ou les lampes fluorescentes, dans les centrales au charbon ou l'exploitation aurifère.