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RECYCLAGE

Aider la profession à avoir une image exemplaire

LA RÉDACTION, LE 1er FÉVRIER 2013
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Recyclage Récupération : Quelles sont vos priorités ? Bertrand Doolaeghe : La région a en charge toute la logistique du forum Nouvelles matières premières qui se déroulera les 20 et 21 mars, à Lille, pour sa quatrième édition. Il est important que cette manifestation s'ouvre à l'inter na tio nal et surtout à l'Europe, car la filière du recyclage est à vocation européenne, surtout dans la région. Lille est une grande métropole située au carrefour de l'espace européen. Nous aurons sans aucun doute des Belges qui participeront à ce salon, mais comptons également y attirer des Hollandais et, pourquoi pas, des Allemands et des Anglais. R. R. : Qu'attendez-vous de ce salon ? B. D. : Qu'il nous permette de mettre en valeur notre profession et de susciter des vocations. Beaucoup d'entreprises de la région seront présentes et elles ont des besoins en main-d'œuvre. Comme il y a de plus en plus de mécanisation dans leur process, quels que soient les déchets traités, il leur faut du personnel qualifié. Elles ont davantage besoin de niveaux Bac + 2. Certaines recrutent même des ingénieurs pour leur recherche et développement. Si nous voulons les attirer, il nous faut leur montrer les opportunités qu'offre notre profession. R. R. : Au-delà de ce salon, quelles sont les actions que vous prônez pour améliorer l'image du recyclage ? B. D. : Je compte durant ma présidence transmettre les valeurs que je défends et me mettre au service des entreprises. Le secteur doit faire preuve de professionnalisme et avoir une image exemplaire. Ceci passe par le bien-être des salariés, qui suppose une amélioration de leurs conditions de travail et le développement de leur formation. Il est également important que nos entreprises s'organisent pour avoir une certification qualité, qu'il s'agisse de la certification Certirec, initiée par Federec, ou de l'ISO 9000, plus généraliste. Alors que la réglementation se durcit et que les contraintes sont de plus en plus fortes en matière de rejets et de sortie du statut de déchet, les certifications et qualifications deviennent incontournables pour les métiers du recyclage. R. R. : D'après vous, de quoi souffre le plus la profession et que peut y faire votre fédération ? B. D. : Nous souffrons d'un manque d'harmonisation européenne. Les entreprises françaises sont soumises à davantage de contraintes que leurs concurrents étrangers. Depuis un an et demi, il nous est interdit de payer en espèces le métal. Or, les Belges continuent à pouvoir le faire. Et tous les paiements effectués en 2012 devront être déclarés au fisc par les récupérateurs. Une raison de plus pour les petits vendeurs de passer la frontière, au risque sinon de se retrouver soumis à l'impôt. Il faut nous faire entendre du gouvernement afin qu'il intervienne pour réduire cette distorsion de la concurrence.


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