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La solution par la proximité

LA RÉDACTION, LE 1er FÉVRIER 2013
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Impulsé par la Fnade, le premier colloque national sur le traitement et la valorisation des déchets inertes du BTP a rencontré un franc succès : 140 participants ont répondu fin 2012, à Toulouse, à l'appel des organisateurs, l'association Europe & environnement et l'Observatoire régional des déchets de Midi-Pyrénées (Ordimip ). Face à un gisement (évalué à 250 millions de tonnes) insuffisamment récupéré, trié, valorisé et encore trop soumis à dépôts sauvages, la solution viendra des exutoires de proximité, se sont accordés à estimer les participants, représentant les intérêts pourtant très divers des producteurs, des collecteurs, des utilisateurs ou des citoyens (Capeb, Unicem, Federec, France Nature Environnement…). Démultiplier les plateformes locales de regroupement constituerait une solution idéale pour systématiser la récupération, dans un rayon de cinq kilomètres, par exemple, et éviter les mélanges indésirés. Ces équipements peuvent être fixes dans les zones les plus denses et mobiles ailleurs, dans l'esprit de l'offre Clic'Bag montée par Veolia Propreté qui fournit aux artisans d'Île-de-France des bags payants, puis convient avec eux d'une date de ramassage. « Les artisans sont prêts à parcourir des ki lo-mètres pour s'approvisionner en matériaux avant le chantier. Pourquoi ne le pourraient-ils pas aussi pour déposer leurs déchets post-chantier ? », relève Pascal Guiraud, président de l'Ordimip. Le colloque a avancé l'idée de conventions avec les chambres de métiers pour organiser et encadrer l'accès aux déchetteries publiques quand les exutoires dédiés manquent. Si la réglementation pour la sanction des dépôts non autorisés a semblé suffisante à la majorité des participants, le contrôle doit être renforcé par les services de l'État… ce qui suppose qu'ils disposent des effectifs pour y procéder. Pour développer la récupération, puis la valorisation, le colloque a soulevé l'idée de créer des clauses d'évacuation et d'élimination des déchets inertes dans les cahiers des charges des marchés. Et, pour aller plus loin, d'instaurer des pourcentages d'incorporation de matière d'origine recyclée (plâtre, granulats, bitumes…) dans les chantiers. « La maîtrise d'ouvrage publique peut ici jouer un rôle d'exemplarité. Augmenter la réutilisation relève tout à fait du possible », estime Patrick Trefois, président de la Fnade Sud-Ouest. « Normaliser la recyclabilité de matériaux constituerait aussi une avancée : elle lèverait l'interrogation sur la fiabilité ou la durée de vie, par exemple celle d'un plâtre recyclé », ajoute Marc Lassus, président d'Europe & environnement. Avis donc à la recherche pour avancer sur ces sujets, ou encore pour créer une offre de recyclage, en particulier pour les isolants (laine de verre, etc.) et gérer la question de l'amiante qui reste difficile. La traçabilité doit s'améliorer, tous en ont convenu. Federec a rappelé l'im por tance du bordereau de suivi. Les questions financières ont également été abordées. Notamment pour relever, au regard de la pratique de pays voisins, qu'une fiscalité dédiée impacte les comportements : les TGAP contraignantes pour l'enfouissement ont contribué à la diminution de celui-ci. Pour organiser la filière de façon efficace, le document-cadre a recueilli les suffrages des uns et des autres. Les plans départementaux d'élimination des déchets du BTP devraient être réactivés. Pour Dominique Nicolas, le spécialiste déchets de France Nature Environnement, leur absence est l'explication aux principaux dysfonctionnements dans le tri (les mauvais mélanges) et l'évacuation (dépôts sauvages). « On a perdu dix ans, parce qu'est tombée aux oubliettes la rédaction de ces plans qui était demandée dès 2002 par le ministère de l'Environnement, sous la pression de l'Europe », déplore-t-il.


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