« Deux problématiques ont conduit à la modernisation du centre de tri du Muy, dans le Var, (capacité de traitement : 25 000 t/an) », souligne David Valour, directeur exploitation valorisation chez Pizzorno Envi ronnement. « L'ancien site était saturé pendant les mois d'été où la population peut dépasser le million sur ce territoire. De plus, dans le contexte de l'extension du tri, les collectivités nous ont demandé de répondre à la question du surtri des nouvelles résines avec un objectif de valorisation matière à la clé ». Ici, trois collectivités (sur 22), soit 70 000 habi tants (environ 20 % du tonnage entrant) expérimentent déjà le tri élargi. L'option choisie est de réaliser le surtri en interne. Les travaux ont été conçus par l'ensemblier ArVal (Groupe Vauché ; Sedan) sous le regard de Valorplast et réa lisés courant 2012. Titech a fourni trois machines Autosort pour le tri supplémentaire des plastiques. « Et une de nos anciennes machines Pellenc intervient efficacement pour une étape de surtri en fin de chaîne : séparation papier-carton et pots-barquettes », indi que David Valour qui se félicite « des gains de productivité et de la très bonne qualité des matières en sortie (…) Seul problème ici comme ailleurs : les films en polyéthylène qui créent des phénomènes de bourrage. » Mais David Valour espère qu'une solution sera trouvée, puisque le groupe formé par Pizzorno (coordonna teur), ArVal et Titech, a été re tenu fin décembre 2012 pour son projet RecyFilms dans le cadre du second appel d'of fres EcoEmballages. Objec tif ? Expérimenter un process de tri automatique des em ballages souples aujourd'hui retirés manuellement en ca bine de prétri. « L'intégration d'une extension avec un crible balistique suivi d'un tri aéraulique, d'une machine de tri optique, ainsi que des convoyeurs, pourrait permettre d'extraire directement les films pour les diriger vers des alvéoles préalablement à la mise en balles des produits. Cette intégration sera réalisée au niveau du convoyeur “retour valorisables” qui récupère plus de 97 % des films présents dans la collecte sélective », détaille le projet RecyFilms.