Le programme des investissements d'avenir bénéficiera entre autres projets, à la ré-industrialisation de la France. La plupart des grands pays bénéficient de budgets publics pour les programmes de recherche-développement de leurs industries. La France semblait faire exception. Ce n'est plus le cas avec la constitution de 8 instituts de recherche technologique lauréats de l'appel à projets du Grand Emprunt en 2011. Parmi ceux-ci l'IRT Jules Verne à Nantes que dirige Stéphane Cassereau, ancien DRIRE des Pays de Loire. Ces instituts sont bien plus ambitieux dans les objectifs assignés, que les pôles de compétitivité car ils constituent « un projet structurant sur une dizaine d'années » et regroupent des entreprises, des centres techniques et des collectivités. Il s'agit de mutualiser des équipes de recherche autour de technologies avancées de production. L'IRT Jules Verne compte actuellement 33 membres et dispose d'un budget de 350 millions d'euros répartis par tiers entre les industriels, l'État et les collectivités. Les groupes sont d'ores et déjà présents mais ils n'ont pas l'exclusive, précise Stéphane Cassereau puisqu'un groupement d'intérêt économique a été constitué composé de PME-PMI. Les axes de recherches de l'IRT portent sur les matériaux complexes et multiples, en particulier les composites. Parmi les défis technologiques qu'il s'est assigné figure le développement d'une filière globale sur le recyclage et la valorisation des déchets des matériaux composites et le développement des outils d'éco-conception et d'éco-production.
Un campus de recherche, de formation et d'innovation est en cours de création à Nantes.