Cinq ans après avoir réalisé un bilan d’émissions sur son seul périmètre de fonctionnement, l’Ademe élargit le tir en incluant ses émissions indirectes. C'est-à-dire celles liées à la consommation électrique et les besoins en vapeur et chaleur de sa trentaine de sites (implantations nationales, directions régionales, outre-mer). Mais aussi celles liées aux achats de biens et services (matériels, fournitures, repas), au traitement des déchets générés par ses sites, au transport des marchandises qu’elle commande, aux déplacements professionnels et domicile-travail de ses agents, au transport de ses clients, aux consommations des participants aux formations qu’elle organise, etc. L'ensemble a nécessité sept mois d’étude et l’appui d’un prestataire, Eco2 Initiative.
Les émissions que l’Ademe génère pour son fonctionnement s’élèvent à 7 500 tonnes équivalent carbone. L’établissement vise une réduction des émissions de ce bilan "de 6 % en 2014, c'est-à-dire de 455 tonnes équivalent carbone". A périmètre élargi (scope 3), ses émissions sont dix fois plus élevées : 71 000 tonnes, un chiffre toutefois soumis à une forte incertitude. En interne, une mission "Ademe exemplaire" suit ces résultats. Elle va analyser plus précisément les postes sur lesquels l’agence peut progresser. La priorité sera d'agir sur les achats et les déplacements. L'Ademe compte ainsi dématérialiser ses processus de gestion en 2013, afin de limiter ses dépenses de papier. "Elle mettra aussi en place des outils apportant de la lisibilité aux utilisateurs sur les impressions qu’ils réalisent". Une réduction de 5 % par an est visée côté déplacements. Pour y parvenir, trois leviers sont cités : développement de la visioconférence, de l’éco-conduite et soutien à l’usage du vélo. L’Ademe veut aussi profiter de plusieurs déménagements à venir afin d'"améliorer la performance globale du parc immobilier qu’elle occupe et de choisir des sites sobres en énergie".Le bilan carbone de l’Ademe