Lors de sa présentation des résultats annuels 2012, Jean-Louis Chaussade, DG de Suez Environnement a fait état d'une « performance globale solide », malgré un contexte économique dif-ficile en Europe. Affichant un CA total de plus de 15 milliards d'euros (+1,8 %), le groupe enregistre une hausse de 2 % de son CA dans les déchets Europe (à 6,5 milliards d'euros). La valorisation énergétique a pris une nouvelle dimension en 2012, avec des contrats au Royaume-Uni, en France (Clermont-Ferrand) et en Pologne (Poznan). Il est aussi question d'une usine de tri du verre en Belgique et d'une unité de tri des plastiques en Hollande. Depuis 2009, le groupe choisit d'accorder plus d'importance à la valorisation (matière et énergétique) qu'à l'enfouissement. L'an dernier, 14,1 millions de tonnes ont été valorisées contre 10 millions de tonnes enfouies. Pour 2016, Suez se fixe l'objectif de deux tonnes valorisées pour une tonne enfouie. A l'international, le groupe veut renforcer ses positions vers les pays d'Europe du Nord, de l'Est et la Turquie sur l'activité déchets. Pour autant, il convient que la crise économique a influen-cé le marché et ses marges de manœuvres : la flotte de véhicules de camions a diminué de 2 % en relation avec une baisse des volumes traités (-2,5 % par rapport à 2011) et du prix des matières premières secondaires. Une vingtaine de sites (centres de stockage et centres de tri) ont également fermé. Les métiers de la collecte restent pour Suez une activité rentable néanmoins, qu'il souhaite optimiser avec le développement de la collecte pneumatique (contrat à Saint-Ouen en 2012), la co-conception de camions électriques (Neuilly et Lyon) et le soutien financier via le fond Blue Orange, de startups comme Sigrenea, spécialisée dans la gestion de conteneurs intelligents.