Quatre chercheurs passent au crible cet exercice inédit qu'a été le Grenelle de l'environnement.
Inédit de par son ampleur (1 500 participants, surtout au sein des comités opérationnels) et sa nature (hybride et forcément complexe). Difficile à prolonger ou répéter, le dispositif « s'est inventé en marchant » et a marqué les esprits, notamment par son modèle de gouvernance à cinq collèges. S'il fut réellement participatif, « l'État a gardé le quasi-monopole de ses leviers de commande ».
Les dynamiques de reformatage de l'action publique et de croisement avec le projet politique du gouvernement de l'époque sont analysées dans un langage parfois ardu, mais vivifiant. Le bilan, mitigé comme on le sait, est plus particulièrement passé au peigne fin dans deux secteurs, le solaire photovoltaïque et les déchets.