Les marchés des scrap, comme toutes les autres commodités, se réjouissent ou souffrent d'une demande cyclique, constate Robert Stein président de la division non ferreux du BIR. Examinant le marché chinois, David Chiao remarque que les acheteurs de cuivre et d'aluminium sont en attente de nouvelles commandes que les industries reviennent à une production normale après la période de nouvel an. Les fondamentaux de ces deux métaux ne vont guère changer dans un futur proche, avance-t-il, en raison d'un affaiblissement du marché chinois. Le contrôle des prix mis en place par le gouvernement a restreint le marché de l'immobilier. Il indique par ailleurs s'agissant du renouvellement des licences AQSIQ, qu'aucune modification n'a été annoncée pour la procédure. La région moyen-orientale est victime de la violence, à l'exception de la péninsule arabique, relate Fadi Shahrour. Les investissements dans le secteur des métaux sont en attente de perspectives économiques plus positives. Les collectes de scrap ont chuté en raison de la baisse des prix sur le LME, les détenteurs attendent que les prix à l'export remontent. Peu enthousiaste quant au marché italien, Fernando Duranti fait part de l'instabilité politique du pays en raison des résultats des récentes élections. L'activité en France a été également réduite ces dernières semaines indique Christian Nielsen dans sa note. Les industries ont des stocks de cuivre et hésitent à acheter actuellement. Les fabricants de lingots de laiton qui seraient susceptibles d'acheter ne peuvent pas rivaliser avec les prix pratiqués à la vente au Proche et au Moyen-Orient. La demande en aluminium des acheteurs européens et asiatiques est bonne et les prix suivent le marché. Le zinc suit la même tendance avec une bonne demande en Europe à des prix décents. Les stocks de plomb sont bas et les prix sont bons. La demande pour les batteries au plomb est encore très forte en raison des faibles volumes entrant et de la concurrence entre raffineurs. Les chantiers de recyclage ont du mal à renouveler leurs stocks. Christian Nielsen remarque en revanche que la demande en inox n'est pas là malgré la faible disponibilité des matériaux.