Augmentation des droits de douane, contrôle systématique des conteneurs : la Chine relève la barre face aux importations de déchets plastiques. Plusieurs catégories de produits sont désormais interdites (big-bags, plastiques issus de DEEE, films et housses inférieurs à de la qualité 80X20, bidons et fûts) et ce jusqu'à l'automne prochain selon Federec. Le nouveau gouvernement chinois a décidé de taper fort pour faire le ménage chez lui, et arrêter l'activité polluante des petites entreprises de recyclage. Une mesure qui inquiète les professionnels du recyclage et en particulier les entreprises qui ont l'habitude d'exporter des quantités importantes de plastiques vers l'Asie. Qu'elles soient de qualité ou pas, les matières plastiques doivent désormais rester sur le vieux continent. Et déjà, les craintes se profilent de devoir trier mieux et plus pour vendre aux industriels européens, avec le risque d'une évolution rapide des prix à la baisse. Cette décision politique chinoise serait salutaire si elle n'intervenait pas aussi rapidement et radicalement. Si l'industrie du recyclage en Europe a besoin de matière, elle n'est pas pour autant prête à aspirer à court terme des flux importants et de qualités diverses. Alors que la Chine agite depuis plusieurs années, l'exigence qualité, l'arrêt de ses importations risque d'entraîner selon un négociant français, une chute des prix ou un stockage de matières en attendant des jours meilleurs. À moins que la profession des récupérateurs réagisse une bonne fois pour toutes, en créant une vraie valeur ajoutée sur la matière à recycler.