La multitude de nouveaux dispositifs réglementaires mis en œuvre ces derniers mois laisse mal augurer de l'avenir des entreprises. Il ne s'agit évidemment pas de remettre en cause la nécessité de protéger la santé humaine et l'environnement. Il s'agit bien plus de la difficulté pour les PME-PMI de s'adapter dans des délais impartis parfois très brefs et de se mettre en conformité avec les décrets, ordonnances et directives. Les entreprises de grande taille disposent des ressources humaines qualifiées et disponibles pour ce faire. Quand bien même la charge est lourde, elles peuvent s'en acquitter. Ce n'est pas le cas des petites sociétés. Les gouvernements et la Commission européenne ne cessent pas de répéter tout l'intérêt qu'ils portent aux PME. Nous aurions tendance à leur lancer « montrez-le ! ». Comme toutes les industries, celles du recyclage sont confrontées aux difficultés économiques du moment, baisses des matériaux collectés, difficultés de se faire payer, vols…
Récemment, le secteur du recyclage a vu arriver pêle-mêle les différents textes issus du Grenelle de l'environnement, l'interdiction du règlement en espèces des achats au détail, la tenue des registres de la production au traitement des déchets, la révision de la nomenclature des installations classées, les garanties financières applicables aux ICPE, la déclaration annuelle des émissions polluantes et des déchets, pour ne citer que ceux-là. La partie qui se joue aujourd'hui est d'autant plus importante lorsqu'il s'agit de réindustrialiser un pays. Toutes les énergies doivent être mobilisées. L'hiver a été long et pénible, trop d'entreprises ferment leurs portes. Laissons-nous une chance de gagner le match. Et le soleil reviendra.