A dieu Siloé, Siloëtte et Mélusine . Dans quelques semaines, le site grenoblois du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), qui accueille depuis un demi-siècle sur le polygone scientifique de la capitale iséroise ces trois réacteurs de recherche, commence une nouvelle vie tournée vers les nanotechnologies, les technologies de l'information, les nouvelles énergies et la santé. Autre objectif de cette première grande opération de démantèlement menée à l'échelle d'un site : regrouper le nucléaire jusqu'ici éclaté à Cadarache, Marcoule et Saclay. « Les travaux d'assainissement et de démantèlement des réacteurs et des trois autres installations nucléaires de base du site se sont achevés fin 2012. Seules quelques opérations de bouclage ainsi que l'assainissement du radier de Siloé, demandées en complément par l'Autorité de sûreté nucléaire, restent à réaliser. Après une année nécessaire au déclassement administratif, le site pourra recevoir de nouvelles activités », détaille Didier Bordet, directeur opérationnel du centre de Grenoble. Coût total de l'opération : 300 millions d'euros, dont près de la moitié liée à l'assainissement et au démantèlement proprement dits et 22 % à la gestion des déchets. Au total, 26 000 tonnes, dont 25 000 à très faible activité (TFA) et 8 à haute activité (HA) stockés à Saclay et Cadarache en attendant l'ouverture du centre de stockage Cigéo de Bure dont l'enquête publique débute le mois prochain.