Une découverte pour les uns, une pratique connue pour les autres ? L'interdiction instaurée par la Chine d'importer certains types de déchets plastiques, a le mérite de braquer les projecteurs sur un trafic commercial considéré aujourd'hui comme interdit. Oui, les films agricoles à laver, c'est-à-dire souillés sont toujours exportés pour partie en Chine et ce, malgré les contrôles renforcés des autorités chinoises depuis plusieurs années. Sur les 80 000 tonnes de film agricole mises sur le marché national, 40 000 tonnes sont collectées par le biais de la filière Adivalor et traitées essentiellement par le groupe Sita sur ses deux sites : Sita Polymers Recycling et Sita Sopave. À combien est estimée la fraction expédiée hors de l'Union Européenne ? Difficile à quantifier. Au mois de mars, les mercuriales sur les plastiques ont révélé que plusieurs qualités ne pouvaient pas être cotées (jusqu'à nouvel ordre) parce qu'elles ne peuvent plus franchir la frontière chinoise (RR n° 12 – 2013). Les films agricoles font partie du lot. Si cela n'impacte pas les contrats annuels fixés entre les recycleurs et les détenteurs nationaux, cette absence de cotation pourra-t-elle aider à assainir ce marché et faire en sorte qu'un maximum de déchets plastiques soient traités dans l'hexagone, suffisamment outillé pour cela ?