Invitée à la commission d'enquête sur l'avenir de l'industrie des métaux en France, Eco-Emballages joue un rôle partiel dans ce secteur. Le gisement des emballages ménagers métalliques (soit 280 000 t/an pour l'acier et 60 000 t/an pour l'aluminium) ne représente qu'une faible fraction en comparaison des millions de tonnes produites par d'autres secteurs d'activité (automobile, construction). Si 80 % des emballages en acier sont recyclés à ce jour, les emballages rigides en aluminium affichent à peine 60 %. « Les performances sont au rendez-vous sur les canettes mais des efforts sont encore à fournir sur d'autres fractions plus petites tels que les bouchons, tubes, feuilles ou opercules » indique Carlos de Los Llanos, directeur des filières chez Eco-Emballages. À la question du rapporteur de la commission Alain Bocquet : parmi les solutions à creuser, la consigne peut-elle porter ses fruits, Éric Brac de la Perrière, directeur général s'est exprimé clairement contre : « alors que le dispositif existant donne au geste de tri un caractère social, la consigne risque de monétiser le système et éloigner la responsabilité environnementale du citoyen ». Un sujet qui fait aussi l'actualité chez nos voisins helvètes. Cette option sera discutée fin avril au Parlement pour les emballages en PET, en aluminium et en verre. Si Swiss Recycling n'est pas favorable car ne cible pas assez la consommation itinérante et risque de réduire les points de collecte existants, les Verts estiment que la consigne peut renforcer le principe pollueur-payeur en responsabilisant le consommateur ; prenant l'exemple de la consigne allemande qui affiche des taux de retour de 99 %. Affaire à suivre.