Cinq ans après l'avènement de la contribution appliquée aux textiles mis sur le marché, le Relais a demandé à Boston consulting group ( B CG) d'analyser les performances de la filière de récupération du textile et, au-delà, de celle de son modèle économique. De l'étude, il ressort que les quatre objectifs d'Eco-TLC ont été atteints : 146 000 tonnes ont été collectées en 2011, soit une croissance moyenne de 8 % par an, 14 centres de tri ont été ouverts depuis 2007, 90 % des TLC (textiles, linge de maison, chaussures) ont été valorisés, 315 postes ont été créés et 670 collectivités se sont inscrites dans la démarche. « En poursuivant sur cette lancée, la filière pourrait collecter 300 000 tonnes à l'horizon 2020, soit environ 4,5 kg/hab/an, en particulier si le soutien est maintenu », extrapole Guillaume Gardy, de BCG. Depuis 2007, Le Relais a permis la création de 310 postes, dont 41 % en insertion. Le tri manuel encourage fortement l'insertion sociale et ne semble pas plus cher que d'autres solutions. Si aujourd'hui le coût à la tonne triée est de 350 euros, il est, selon les données recueillies par BCG, de 400 euros pour Soaex, à Wolfen (Allemagne), qui a mécanisé une partie des opérations. « Nous avons assez de réutilisation pour assurer la survie du recyclage », explique Pierre Duponchel, le dirigeant du Relais. Pour autant l'ensemble de la filière a besoin de la persistance de la contribution pour maintenir la dynamique et accroître la recherche et développement sur le recyclage des fibres. Entre 2008 et 2012, elle a bénéficié du soutien d'Eco-TLC à hauteur de 36,60 mil-lions d'euros.