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LA RÉDACTION, LE 3 JUIN 2013
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Au ter me d'une jour née d'échanges européens organisée par le FNTP/VCB (Fédération nationale des travaux publics/Confédération flamande de la construction) sur le recyclage des déchets de déconstruction et démolition, trois enseignements au moins à tirer : renforcer le cadre juridique pour sécuriser toute la chaîne, caractériser précisément les produits recyclés si l'on veut leur donner un avenir économique, s'adapter au contexte régional. Tout est question de compétitivité, résume Jan Desmyter, ingénieur à l'Institut belge de recherche sur le bâtiment (BBRI). La démolition sélective a un coût plus important au regard des substances dangereuses à éliminer et de la sécurité des ouvriers à assurer. Il est difficile parfois de répercuter ces coûts incompressibles face à des matériaux naturels bon marché. Le client n'a pas forcément envie de payer aussi cher voire plus cher, un produit recyclé, sauf si ce produit peut bénéficier d'un label de qualité reconnu et durable. « Pour engager cette tendance, la volonté politique avec un cadre législatif pourrait aider. Car les technologies sont complexes et les matériaux futurs doivent être aussi conçus en vue de leur recyclabilité » souligne Jan Desmyter. Le développement du recyclage doit aussi passer par la réduction de la mise en décharge, comme cela se pratique déjà en Belgique ou en Allemagne. En France, il faut résoudre le problème des décharges sauvages, avec peut-être une présence policière plus visible et plus dissuasive. Christine Cros, chef de bureau de la planification et de la gestion des déchets au MEDDE, ajoute que la proximité dans ce secteur est essentielle. D'où l'importance de créer un maillage dense de petites plateformes de traitement ou de regroupement pour répondre à des besoins locaux. Toutefois, il faut être attentif au contexte régional, souligne-t-elle, car la France est un territoire plus grand que la Flandre belge exemplaire, et dotée encore de nombreuses carrières en activité. Une nouvelle REP pour les déchets du BTP pourrait résoudre le problème, selon Dominique Darmendrail du BRGM : « peu importe le nom que l'on accroche au concept. L'idée est de rationaliser la gestion de ces déchets pour leur donner une vraie valeur commerciale ». Sur ce point, le ministère de l'Écologie reste prudent sur l'instauration d'une nouvelle REP, « compte tenu de la nature des gisements concernés ». Même si selon Christine Cros, l'idée de responsabiliser davantage le propriétaire fait son chemin. Un groupe de travail est d'ailleurs entièrement consacré à ce sujet dans le cadre de la Conférence environnementale les 20 et 21 septembre prochains. Gageons que la montagne n'accouche pas encore d'une souris.


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