Depuis le mois de mars, l'usine de gazéification de déchets (DIB) et biomasse est à l'arrêt pour réparation. La chute des températures cet hiver a entraîné le gel de certains équipements, poussant à la suspension de l'activité. Destinée à produire à pleine puissance 12 mégawatts, l'usine CHO Morcenx n'a atteint pour le moment que 6 MW, plombée par un dysfonctionnement technique. A ce jour, la date de redémarrage n'est pas connue et la cotation sur Alternext Paris est suspendue depuis le 15 avril. Alimentée par des DIB locaux (37 000 t/ an) et des plaquettes forestières (15 000 t/an), l'usine a nécessité un investissement total de 50 millions d'euros (un quart est détenu par Europlasma). Malgré ces aléas techniques, CHO Morcenx devrait faire des petits d'ici à cinq ans, pour répondre à la demande. Euro-plasma envisage rapidement de développer huit autres installations similaires en France et au Royaume-Uni. L'objectif d'ici à 2020 porte sur 75 usines en ciblant notamment le marché asiatique via son partenaire japonais Kobelco.