Avec une croissance annuelle de 8,7 %, la production de matières plastiques se poursuit dans le monde entier et sur toutes les qualités. PlasticsEurope estime que la demande entre 2012 et 2017 va augmenter de 3,7 %. L'Asie, dont la Chine pour près de 24 %, arrive en tête des consommateurs, suivie à égalité par l'Europe et les pays de l'Alena (Canada, USA, Mexique). L'apparition au Moyen-Orient des plateformes de production dédiées transforme le paysage général de la pétrochimie. Cette région est en train de se doter selon PlasticsEurope, d'équipements. Elle produit des polymères à des prix ultra-compétitifs grâce à l'éthane bon marché. En 2004, 10 % de la capacité du polyéthylène mondial étaient assurés par le Moyen-Orient. En 2014, elle passera à 18 %. Les États-Unis totalisent 97 projets de 72 milliards d'euros d'investissements liés pour la plupart à la production d'éthylène, soit une hausse de 20 % à l'horizon 2017 (American Chemical Council). Les installations américaines basées sur le gaz (de schiste) concurrencent fortement les producteurs européens dépendant du naphta. En Europe, le marché souffre de la récession. En France, pour la troisième année consécutive, PlasticsEurope note une baisse de la production et de la demande. Avec 4,870 millions de tonnes, la France reste le 3e consommateur européen de matières plastiques, derrière l'Allemagne et l'Italie. Les prévisions de croissance de la production sont de +2,5 % en 2013 et de +3 % en 2014, tirées par les plastiques de spécialité, un des points forts français. Le secteur de l'emballage, tiré par l'agroalimentaire, reste le premier marché des matières plastiques. Il concentre 45,4 % de la demande (en hausse de +1,4 % par rapport à 2011), loin devant le BTP (21 %) et l'automobile (9,1 %). PlasticsEurope pose trois conditions à la sauvegarde d'une filière compétitive en France : l'accès à une énergie à coût acceptable ; l'accès à des matières premières concurrentielles ; une innovation forte dans le couple produit polymère pour conserver l'avance en R&D et maintenir un avantage compétitif face aux marchés asiatiques et américains.