À l'approche des congés d'été, l'opération Vacances Propres se range en ordre de bataille pour lancer sa campagne de geste de tri relookée. Depuis 40 ans, l'association Progrès et Environnement soutenue par Eco-Emballages et l'AMF, sensibilise citoyens et collectivités pour étendre la collecte sur les lieux de villégiature, lorsque la population d'un village ou d'une station balnéaire triple ou quadruple pendant trois mois. C'est aussi l'occasion de combattre les déchets sauvages. Difficile par définition d'avoir des estimations fiables, mais chaque année, Vacances Propres chiffre à plus de 33 000 tonnes (sans doute encore loin de la réalité), la quantité de déchets sauvages abandonnée en France. Les plus nombreux se trouveraient aux abords des routes à hauteur de 20 000 tonnes environ par an. Les cours d'eau recueilleraient près de 10 000 tonnes, les plages 3 000 tonnes et plus de 350 tonnes seraient dispersés sur les pistes de montagne. En majorité des emballages (47 %), des mégots (41 %), et des chewing-gums (12 %). A titre d'exemple : 450 000 euros pour 850 tonnes de déchets type OMR, collectées en 2010 par la Direction Interdépartementale des Routes de l'Est (douze départements). sans compter les 40 ETP (65 000 heures) passés par les agents en 2012.
L'intégration cette année de Vacances Propres dans le réseau européen Clean Europe Network va permettre d'affiner les données. L'une des missions du réseau sera d'élaborer une méthode d'évaluation des déchets sauvages pouvant être partagée par tous les pays. En attendant, le dispositif fait tâche d'huile avec 2,6 millions de sacs utilisés en 2012, soit l'équivalent de 30 000 tonnes de déchets collectés. Cela pourrait être plus élevé, remarque Carole Carpentier, déléguée générale, si nous avions plus de moyens. À ce jour, l'association est financée par 11 membres, du secteur de l'emballage principalement. Moyennant une cotisation annuelle de 13 500 euros demandée à chacun de ses membres, Vacances Propres a aujourd'hui besoin d'une quinzaine de membres supplémentaires, pour passer à 3 millions de sacs distribués et 1 500 collectivités partenaires, contre 1 000 actuellement.