À l’initiative de la Fédération des Industries Nautiques, mais aussi d'entreprises indépendantes, les chantiers de déconstruction émergent depuis une dizaine d’années sur l’ensemble des façades maritimes de l’hexagone. Toutefois, le rapporteur de la thématique Xavier de la Gorce déplore une contribution essentiellement axée sur les navires de plaisance (plus 20 000 à déconstruire par an en France) et une frilosité quant à la création d’une vraie et grande filière de démantèlement, tous types de bateaux confondus. Autre surprise, quoi que, venant d’Outre-Mer : le recours massif à l’« océanisation ». Facile, pas cher et non sanctionné dans des zones, relevant d’aucune convention, ce type d’élimination est monnaie courante en Polynésie et aux Antilles, dont les côtes se transforment rapidement en cimetières à bateaux. Une filière de démantèlement pourrait trouver entre la Martinique et la Guadeloupe, une dynamique économique soutenue par les autres îles des Caraïbes. La Guyane s’interroge sur l’opportunité d’intégrer la déconstruction des navires à la filière VHU. En métropole, les régions situées en façade ont profité des Assises de la Mer pour appeler au développement de l’éco-conception et inviter la France à ratifier au plus vite la convention de Hong Kong sur le recyclage des navires.RR