Côté véhicules, le contexte réglementaire pousse fortement aux avancées techniques en matière de motorisation. Les constructeurs et équipementiers ont beaucoup travaillé ces dernières années pour être prêts à répondre aux nouvelles normes européennes d'émission – dites normes Euro –, qui fixent les limites maximales de rejets polluants pour les véhicules roulants. Pour les poids lourds neufs, l'entrée en vigueur de la norme Euro 6 est annoncée pour le 1er janvier 2014. Elle impose une réduction de plus de 50 % des émissions de particules et de près de 80 % des rejets de NOx. Le CO2 n'est pas concerné, car il n'est pas considéré comme un gaz polluant direct. Néanmoins, les acteurs du transport travaillent – et ce notablement – à réduire ses émissions. Chez la plupart des constructeurs, le lancement des nouvelles gammes de camions Euro 6 n'est pas passé inaperçu et fait l'objet, tout au long de l'année 2013, de plusieurs manifestations. Renault Trucks (groupe AB Volvo) qui détient plus de 70 % des parts de marché en matière de véhicules de collecte des déchets en France, a créé l'événement les 11 et 12 juin derniers en dévoilant sa gamme, complètement renouvelée, ce devant plusieurs milliers de personnes rassemblées pour l'occasion à Eurexpo Lyon.
La collecte étant une activité très énergétivore, la réduction des consommations demeure un axe de développement important pour les constructeurs. La crise énergétique a mis en lumière ces préoccupations. Et la crise financière que l'on connaît depuis 2008 incite tout un chacun à faire des économies.
Fabricants et équipementiers progressent dans le domaine des motorisations alternatives au gazole, le plus souvent dans le cadre de partenariats industriels avec de grands opérateurs de collecte. Objectifs ? Diminuer les coûts de carburant et les émissions de C02 . Les recherches se poursuivent autour du principe de motorisation hybride (assemblage d'un moteur thermique et d'un moteur électrique dans un même véhicule), théoriquement bien adapté à l'enlèvement des déchets. En effet, cette activité est ponctuée d'une succession d'arrêts et de redémarrages tout au long des tournées. Les véhicules électriques retiennent également l'attention du secteur. Ils permettent une réduction significative des émissions polluantes et atténuent très sensiblement le bruit des BOM (qui peuvent circuler très tôt au cœur des agglomérations). Outre les véhicules, différents outils informatiques destinés à améliorer le service de collecte, tout en maîtrisant au mieux les coûts, existent sur le marché. Des sociétés informatiques de toutes tailles mais aussi certains constructeurs de véhicules et de grands opérateurs de collecte proposent des solutions d'informatiques embarquées pour géolocaliser les camions, suivre et gérer les flottes. Parallèlement, les éditeurs de logiciels développent des outils avancés d'optimisation des tournées, même si, pour l'heure, le taux d'équipement reste faible.