Lancée il y a deux ans, l'aide à la réindustrialisation (ARI) en France a été presque entièrement consommée, soit 200 millions d'euros. Elle a permis de soutenir une quarantaine de projets d'entreprises représentant un investissement total de plus de 600 millions d'euros avec à la clef près de 2 600 emplois. Aujourd'hui le ministère du Redressement Productif a décidé de poursuivre l'opération en dotant le dispositif de 120 millions d'euros supplémentaires. La liste des bénéficiaires de l'aide montre qu'il existe une majorité d'ETI (44 %) ; le reste est partagé entre PE et PME. Parmi les activités les plus représentées, figure loin devant, la métallurgie à 30 %, suivie à parts égales (autour de 10 %) par le secteur de l'aéronautique, l'efficacité énergétique et l'électronique. À la lecture de ces profils d'entreprises, on peut avancer que la métallurgie pourrait sans doute se développer davantage grâce au soutien de l'État. Par ailleurs, qui dit projets d'entreprises de la métallurgie dans l'hexagone, dit approvisionnement en matières premières et développement possible d'un marché de proximité pour l'industrie du recyclage.