Recentré sur la fabrication de films PE agricoles (enrubannage, paillage, ensilage), le site a investi 2,2 millions d'euros dans un atelier de recyclage en 2011. L'usine angevine emploie 106 salariés dont 14 dédiés au recyclage et a réalisé en 2012, un CA de 52 millions d'euros. À l'extérieur, les balles de déchets de films agricoles, housses naturelles, sacs de 25 kg et chutes de bobines sont stockées sur des emplacements marqués pour une meilleure traçabilité. « Nous avons d'emblée choisi de privilégier l'achat de déchets de film épais, explique Jérôme Klaeylé, responsable commercial pour l'activité recyclage. Moins souillé que le film mince, plus facile à traiter et moins énergivore ». L'usine réalise aujourd'hui 12 000 t/an de PE régénéré sur un total produit de 26 000 t/an. Le PE recyclé est réservé à la fabrication de bâches d'ensilage et de sacs-poubelles, tandis que la résine vierge est destinée au film d'enrubannage et de protection des cultures.
Produire du recyclé de qualité
Thierry Gauchet, le directeur général envisage à moyen terme une extension de l'installation de recyclage : « Faisant partie d'un groupe à multiples activités en Europe, nous allons concentrer nos efforts pour recycler plus de plastiques vers d'autres applications, en misant sur la qualité. » Ce choix implique un meilleur tri en amont et une démarche d'éco-conception, basée sur l'emploi de matières recyclables : « L'idée d'alléger au maximum le poids des produits et de mélanger des matières pour rendre le produit plus technique est une fausse piste. En réduisant l'apport de matière, on consomme plus d'énergie à le fabriquer et on a plus de difficulté à le recycler en fin de vie. » Un raisonnement qui va de pair avec la culture scandinave de Trioplast, prônant une logique client et non industrielle. « Nous ne souhaitons pas orienter nos produits vers une uniformisation, nous voulons en revanche être responsables de ce que nous vendons et créer des partenariats avec l'ensemble des acteurs de la filière recyclage, pour évoluer sur le long terme », ajoute-t-il. Aujourd'hui Trioplast multiplie les contacts avec les collecteurs locaux et nationaux pour garantir ses approvisionnements dans la durée. Dans cet état d'esprit, la qualité quant à elle, se travaille au quotidien pour s'inscrire dans une relation de confiance.