La manie des mots et expressions répétés à l'envi serait-elle française ? Or, conceptualiser n'est pas jouer. Les déchets d'aujourd'hui seront les ressources de demain. Les filières REP, certaines associations, des groupes industriels et des éco-organismes se sont emparés de ce slogan pour justifier leurs existences. Et certains d'entre eux sont passés maître en matière de communication. À preuve, les études, communiqués et autres outils de « com » (comme ils disent) dont nous avons été abreuvés à l'approche de la Conférence environnementale. Après « développement durable », la mode affichée est « économie circulaire ». Non pas que nous contestions la nécessité de changer les modes de production et encore plus les modes de consommation. Mais, sur le fond, qu'en ressort-il ? Dire n'est pas faire. Nous avons besoin d'actions concertées pour parvenir, effectivement, à bâtir une société dans laquelle le recyclage ira de soi, dès la conception.
Les députés ont planché sur le sujet. Certains d'entre eux le connaissent bien, d'autres sont porteurs des observations et des plaintes de leurs concitoyens et les derniers sont les victimes consentantes des lobbies en tout genre. Il est cependant indispensable que se définisse une politique nationale, compte tenu des attentes et des obligations qui s'appliquent à tous. Rappelons, pour mémoire, que récupération, réutilisation et recyclage sont des pratiques séculaires et que bien des entreprises du secteur ont été créées par des aïeuls qui ont su passer le flambeau de génération en génération.