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RECYCLAGE

Des techniques et des machines sur la bonne voie

LA RÉDACTION, LE 1er OCTOBRE 2013
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Le secteur des travaux publics – construction de routes, entretien et réfection de chaussées, etc. – produit trois types de déchets : inertes, non dangereux (également appelés DIB) et dangereux. Ils appartiennent très majoritairement à la première catégorie. Ils ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune autre réaction physique, chimique ou biologique de nature à nuire à l'environnement et à la santé. Concrètement, on y trouve des bétons, des matériaux bitumineux (agrégats provenant du fraisage des couches d'enrobés de chaussées, graves-bitumes sans goudron), des terres et des pierres – y compris des déblais (hors terre végétale) –, des ballasts ne contenant pas de substances dangereuses, etc. Il est difficile de quantifier précisément ce gisement. Différentes sources évoquent plusieurs centaines de millions de tonnes de déchets par an. La place du recyclage réaffirmée par tous Ainsi, l'enquête statistique menée en 2008 par le ministère du Développement durable en charge de l'écologie et publiée en 2011 (cf. Source p.19) qui fait souvent référence, indique que les établissements de travaux publics ont géré 216,3 millions de tonnes de déchets (contre 38 Mt, dont 27 Mt d'inertes, pour le bâtiment). Les déchets inertes représentent 211,2 Mt ; les déchets non dangereux et non inertes (bois, papiers, plastique, etc.), 3,2 Mt. Mais, parmi ces très grands volumes « plus des quatre cinquièmes environ sont des déblais de terrassement routiers et ferroviaires dont plus des deux tiers sont directement réutilisés en remblais routiers, autoroutiers, ferroviaires… », précise Christophe Jozon, président de la commission recyclage au sein de l'UNPG (Union nationale des producteurs de granulats). Pour y voir plus clair, cette organisation professionnelle s'est engagée, avec différents partenaires à ses côtés, dans une démarche de quantification et de caractérisation précise des volumes de déchets du BTP . Une première étude a abouti en Rhône-Alpes. Elle démontre une bonne valorisation globale de ces déchets (cf RR n° 32). D'autres études sont en cours dans d'autres régions. D'une manière générale, la place du recyclage est, par tous, réaffirmée. Il en va de l'économie des ressources naturelles. « Les routes sont composées de 80 à 90 % de granulats et chaque année, il faut plus de 200 millions de tonnes de granulats pour assurer l'entretien de l'existant, la construction de nouvelles voiries, et les travaux liés aux réseaux », rappelle l'UNPG. Elle note cependant que « les seuls matériaux recyclés ne peuvent en aucun cas couvrir la totalité des besoins de la construction du BTP en France ». Et si les incitations réglementaires comme les déclarations d'intention des différentes parties – des producteurs de granulats aux donneurs d'ordre – vont toutes dans le même sens, sur le terrain néanmoins, les matériaux élaborés à partir de déchets ne trouvent pas toujours les débouchés espérés. Car si les techniques sont au point, il reste d'importants progrès à réaliser pour que les mentalités évoluent.


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