L'économie française a consommé en 2010 l'équivalent de 22 t/hab en équivalent matières premières (comprenant les ressources utilisées à l'étranger pour les importations). La quantité s'élève à 40 t/hab si l'on tient compte des mouvements de matières inutilisées telles que les terres excavées lors de travaux de construction. Cette « face cachée des matières mobilisées » a été révélée par le Service de l'observation et des statistiques (SOeS), dans une étude publiée en octobre par le commissariat général du développement durable. Jean-Louis Pasquier, auteur de l'étude, reconnaît qu'à ce stade, l'appareil statistique ne met pas assez en évidence le rôle du recyclage, mais il a toutefois vocation à évoluer : « Dans la comptabilité des ressources issues du territoire, les MPR (matière première recyclée) ne s'ajoutent pas à la consommation de matières ; elles permettent de diminuer cette consommation en venant se substituer aux MPP (matière première primaire).