Ce n'est pas l'embellie, constate Olivier Passet, directeur des synthèses économiques du cabinet Xerfi, mais la reprise est là. Pour autant, les premiers concernés sont les grandes entreprises et leurs sous-traitants qui accèdent aux marchés extérieurs. Les défaillances constatées concernent les PME locales. Elles qui, précise-t-il, sont pénalisées par « le contexte fiscal, par le durcissement des conditions de trésorerie, le rallongement des délais de paiement qui paient le plus lourd tribut à la crise aujourd'hui. » Les trésoreries ont eu tendance à s'essouffler et il lui semble que, même en cas de reprise plus prononcée, seules les PME et ETI qui auront pu investir sur l'avenir pourront s'en sortir.