Cinq ans que le sujet, lancé lors du Grenelle de l'environnement, progresse dans les esprits des élus et dans les bureaux des ministères : que faire des déchets issus des catastrophes naturelles ? Une série de guides répond à cette question. Élaborés par l'association Robin des bois et le Groupement d'expertise et d'intervention déchets post-catastrophe (Geide), ils ciblent les risques les plus courants en métropole et outre-mer : inondations, cyclone, feux de forêts, séismes et incendies industriels. « En France, la culture du risque est insuffisante. Pourtant, plus de 21 000 communes sont soumises au risque sismique, et 15 000 aux inondations », illustre Jacky Bonnemains, président de Robin des bois. Sans compter qu'une catastrophe est susceptible d'en entraîner une autre : par exemple, les inondations et les séismes peuvent être à l'origine d'incendies industriels. Ces petits fascicules, disponibles gratuitement en ligne, s'adressent aux élus, aux acteurs économiques et aux particuliers. Faciles d'accès, très concrets, ils sont organisés en trois séquences : avant, pendant, après. « La prévention, par exemple via les règles de construction, est aussi importante que les plans de gestion post-catastrophe », souligne Jacky Bonnemains. Des retours d'expérience donnent l'ampleur du défi : après le passage de l'ouragan Sandy sur New York, l'État du New Jersey a collecté en un mois autant de déchets qu'en sept ans.