Ramasser toutes les semaines les ordures ménagères résiduelles (OMR) a-t-il encore un sens ? Non, répondent les collectivités collectant séparément les biodéchets. Un décret devait clarifier la situation cet automne, mais las, rien ne bouge. « C'est une question qui remonte au Grenelle », rappelle Nicolas Garnier, délégué général d'Amorce. Pour l'instant, réduire la fréquence de collecte des OMR est possible après dérogation préfectorale en cas de collecte hebdomadaire de la fraction fermentescible. « Cela justifie d'alléger les obligations hebdomadaires. Il faut différencier qualité du service et quantité de services », estime Éric Buffo, directeur des services techniques du Smicval du Libournais Haute-Gironde, dont un adhérent, la commune de Saint-Seurin, expérimente la collecte hebdomadaire des biodéchets depuis le printemps 2011 – et deux fois par semaine l'été. Dans le Haut-Rhin, le syndicat mixte de Thann-Cernay a mis en place une collecte hebdomadaire des biodéchets, et tous les quinze jours pour les OMR – sauf en centres-villes et dans les quartiers d'habitat vertical. « Nous n'avons pas estimé nécessaire de demander une autorisation préfectorale, puisque les déchets fermentescibles sont toujours collectés chaque semaine », indique Muriel Thuet, directrice du syndicat. l