Le projet de loi Economie sociale et solidaire déposé par Benoît Hamon a suscité des débats. Damien Noël fondateur de la place de marchés Fusacq dédiée aux fusions acquisitions et reprise d'entreprise, avance que rien dans le texte n'aidera les dirigeants qui souhaitent vendre à leurs salariés et les salariés qui souhaitent reprendre l'entreprise. A l'exception des sociétés coopératives. « Mais, précise-t-il, sachant qu'il ne se crée en moyenne que deux SCOP par an et par département, et même si le gouvernement parvenait à doubler ce chiffre, objectif annoncé, l'enjeu n'est-il pas d'une autre dimension quand on parle de transmission d'entreprise ? » L'Observatoire études des comportements financiers a réalisé en 2012 une étude sur la transmission d'entreprises. Son directeur des études économiques Alain Tourdjman, trouve normal de s'attaquer aux sociétés qui ne trouvent pas de repreneur.
Mais l'obligation d'information des salariés qui se trouve dans le texte lui semble peu propice à un climat serein. « L'introduction d'un délai et la diffusion d'une information aussi confidentielle à tous les salariés peut fortement pénaliser la relation qui aura été construite avec le repreneur. De plus, situer cette annonce aussi près de l'échéance, c'est introduire en bout de chaîne un risque supplémentaire majeur que cette opération n'aboutisse pas. »